Résumé de deux livres du Pr. Raoult

«Arrêtons d’avoir peur» et «Épidémies. Vrais dangers et fausses alertes»

Pr Didier Raoult

Microbiologiste mondialement connu qui dirige le plus grand centre français consacré aux malades infectieuses, l’IHU de Marseille, «le Pr Raoult nous invite à raison garder».

Ces livres sont écrits pour contrer les exagérations et prédictions alarmistes de la presse, les décisions absurdes des politiques. Il rappelle que «la science ne fait pas de prédictions». «Scientifiquement, il est impossible de prévoir l’avenir… Je me bats contre toutes les modélisations mathématiques prédictives».

Il rappelle que «le corps humain n’est pas une entité fixe… Pour une cellule humaine, on compte 100 bactéries, 1000 virus, des champignons, des archées…Tout ce monde-là se livre un combat permanent et nous protège des pathogènes étrangers». «Notre corps tout entier est infecté par des virus».

«Les microbes les plus dangereux sont aussi les plus vulnérables» et disparaissent plus vite. «On sait qu’une hécatombe comme celle de la grippe espagnole ne se reproduira plus… ils étaient morts non du virus de la grippe mais de surinfections bactériennes… par manque d’antibiotiques.» «La théorie dominante d’il y a cinq ans encore: un germe, une maladie» est abandonnée «grâce aux progrès de la science».

Il répète l’importance et le rôle des écosystèmes dans les maladies infectieuses. Il énumère les nombreuses prédictions de scientifiques par le passé qui se sont révélées fausses. Il met en garde contre la pensée unique qui mène à la dictature.

Il préconise la pharmacosurveillance (surveiller les augmentations de consommation de certains médicaments) mais attire l’attention sur «la disproportion des alertes lancées en France» et ailleurs. Certains cas (ex: méningites) sont très médiatisés par les presses occidentales et de vraies épidémies du monde sont passées sous silence. Les découvertes scientifiques réelles ne sont pas toujours admises par tous les scientifiques et tous les pays. Ce qui retarde les avancées de la science pour des raisons de préjugés, de concurrence, des raisons économiques, etc.

Il affirme que «la peur n’est pas que virtuelle, elle peut tuer des gens» et que «la chance pour un virus de devenir pandémique est extrêmement faible» à cause du rôle des écosystèmes.

Il cite «l’emballement de l’OMS» dans les années précédentes de façon aussi inutile que répétée avec des dépenses extravagantes sans justifications réelles.

Pour le coronavirus chinois, Raoult parle d’«hystérie mondiale en dépit du fait que très rapidement on ait identifié que la mortalité était moindre que celle annoncée au départ». «Les premiers cas semblent tous mortels car seules les formes très graves sont testées, et au fur et à mesure que le diagnostic s’étend, la proportion de morts ne cesse de diminuer.» «Jusqu’en janvier 2020, tous les morts se trouvaient en Chine continentale, à part un seul, la mortalité de la zone de Wuhan était de 5,6% et, en dehors de cette zone, elle était inférieure à 0,5%.»

Raoult admire «la vitesse de réaction des Chinois». «Ils ont pu rapidement montrer que la chloroquine, un des médicaments les plus prescrits au monde et les plus simples, est peut-être le meilleur traitement des coronavirus et la meilleure prévention. Ce qui en ferait une des infections respiratoires les plus simples à prévenir et à traiter». «Cette possibilité d’utiliser la chloroquine que j’avais décrite 14 ans plus tôt… molécule prescrite chez à peu près 2 milliards de personnes… a fait l’objet de délires rarement atteints.» «Les atteintes oculaires possibles sont connues après plusieurs années d’usage… et non pas après 10 jours d’usage». Quant aux «arrêts cardiaques», il n’y a même pas de signalement de ces risque pour les antipaludéens dans «notre encyclopédie médicale».

«Un des éléments sur lequel il faudra bien réfléchir est l’importance de la volonté à tout prix, aux USA, en Europe et en particulier en France, de développer un médicament non commercialisé, le remdesivir de la société Gilead, qui n’avait pas fait la preuve de son intérêt, qui n’aurait d’ailleurs pas pu être produit dans les temps… et qui a gêné toutes les tentatives alternatives de thérapeutique. L’évolution de la situation a fini par être grotesque, avec un directeur de l’ANSM qui a fait classer la chloroquine et l’hydroxychloroquine (médicaments les plus utilisés au monde) comme substances vénéneuses et en interdire la prescription aux médecins.» «Ainsi l’État a organisé l’impossibilité d’utiliser le seul médicament qui pouvait avoir une activité, sous prétexte d’une toxicité complètement fantasmatique.» «Finalement, les pays les moins riches ont des taux de mortalité bien plus faibles que nous.»

D’autre part, «les recommandations vaccinales ne sont pas scientifiques mais politiques.» «La désinformation ne vient pas toujours des plus soupçonnés. Ainsi sur le site de l’OMS…, l’idée selon laquelle, chaque fois qu’il y a une maladie émergente, il convient de penser à un immense financement pour créer des vaccins n’a pas fait la preuve de son efficience». «Parmi les cas de rougeole, il existe des rougeoles d’origine vaccinale (dues à la multiplication du virus vaccin), et des cas de rougeole contractée par des gens vaccinés et qui ont aussi des anticorps vaccinaux, parce que rien n’est vraiment si simple.»

«Les maladies infectieuses sont entièrement écologiques».

«La déconnexion totale de la réalité observable avec la réalité rapportée (par la presse et les politiques) est un problème qui devient majeur. Il s’agit moins d’une amplification que d’une distorsion de la réalité.» Raoult conseille une «prise de distance avec la relativité de l’information» pour ne pas «subir les effets dangereux de l’exagération.»

Commentaire MFT

La lecture des deux livres cités de Raoult dont je ne tire que quelques extraits et qui méritent une lecture complète me confirme encore qu’entre ignorance des uns et intérêts financiers des autres, ceux d’une petite élite maîtresse de la presse, les citoyens sont pris en otage et conduits à la catastrophes par mercantilisme.

Après coup il est observé que les courbes de l’épidémie sont décalées dans le temps, mais identiques (courbe en cloche habituelle des infections virales) pour tous les pays touchés, qu’il y ait eu confinement ou non, traitement ou non. L’accès à un traitement a modifié le nombre de morts. Le confinement tel que pratiqué en France n’a eu que des effets économiques et pas sanitaires. Par contre, l’isolement des malades repérés par test a été efficace à Marseille et certains pays (ex: Corée) qui ont eu l’intelligence ou la volonté de protéger leur population.